
Il se pourrait que le monde virtuel aide à progresser en ce domaine, et plus particulièrement le monde des jeux. La société Novamente s’apprête ainsi à lancer dans Second Life un premier programme d’IA sous la forme d’un chien capable d’apprendre les ordres de son maître pour développer de nouveaux comportements. A la différence des Neopets ou Nintendogs, ce chien virtuel n’obéit pas à une série d’actions préprogrammées : il apprend en « observant » la géométrie de son environnement sur Second Life, et en suivant un programme sensible aux encouragements (ou aux remontrances) de son avatar de maître humain. Les toutous de pixels sont aussi dotés de programmes d’exploration aléatoire de leur milieu, ainsi que de diverses sensations (faim et soif). L’idée de Ben Goertzel (Novamente) est de développer par la suite des avatars humanoïdes à qui il faudra apprendre le langage humain. Ces petites machines de Turing en devenir passionneront-elles assez d’adeptes pour bénéficier des mannes de l’industrie multimilliardaires du jeu ? Là est la question.
Illustration : Novamente.
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