
Résultat : quelle que soit la complexité, le cerveau ne fonctionne pas de la même manière en reproduction simple et en improvisation. Dans ce dernier cas, plusieurs signatures cérébrales spécifiques apparaissent. Le cortex préfrontal dorsolatéral, région impliquée dans le suivi de sa propre performance, se désactive tandis que le cortex préfrontal médian se réveille. Ce dernier est lié aux comportements ou pensées auto-initiés, par exemple quand on invente une histoire. Ce pattern d’activité neuronale ressemble un peu à celui du rêve. Autre point : lors de l’improvision, les aires sensorielles se sont activées (toucher, ouïe, vision) alors que l’environnement des musiciens étaient exactement le même dans les différents paradigmes. La créativité musicale semble ainsi procéder par une inhibition partielle du contrôle et de la représentation de soi permettant ensuite un éveil du « monde intérieur ».
Référence :
Limb C.J., A.R. Braun (2008), Neural substrates of spontaneous musical performance: An fMRI study of jazz improvisation, PLoS ONE, 3, 2, e1679, doi: 10.1371/journal.pone.0001679.
Illustration : ibid.
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